Le burnout ou syndrome d’épuisement professionnel (SEP) trouve son origine dans les facteurs de risques psychosociaux auxquels les salariés sont confrontés. Il atteint plus particulièrement les personnels très investis dans leur travail. Il est caractérisé par un manque de performance et de motivation après une longue période de surmenage ou de stress accumulé. Il peut avoir des effets très néfastes sur la santé et évoluer en dépression profonde, voire trouver une issue plus dramatique encore.

C’est un processus de dégradation du rapport subjectif au travail à travers trois dimensions :
– L’épuisement émotionnel : fatigue extrême psychique et physique que les temps de repos habituels n’arrivent plus à soulager.
– Le cynisme vis-à-vis du travail : attitude négative, dure et détachée de l’individu vis-à-vis de son travail et des personnes (collègues, hiérarchie, clients…).
– La diminution de l’accomplissement personnel au travail : dévalorisation de soi, sentiment d’être inefficace.

En entreprise, le bon réflexe consiste à privilégier la voie du dialogue pour la mise en place d’une prévention le plus en amont possible. Il s’agit d’initier et de favoriser des espaces de discussion, de donner la parole aux salariés sur les questions du travail et plus particulièrement sur la qualité du travail. Il nous faut distinguer la différence entre le travail prescrit et le travail réel. Le travail prescrit est ce que l’on demande de faire et en principe il est écrit dans des modes opératoires, fiche de postes, etc. Le travail réel est ce que cela leur demande de faire tenant compte des aléas et des variabilités… Les salariés sont soumis à de nombreuses variabilités et mettent en œuvre des régulations pour faire face. C’est dans la capacité des salariés à faire « parler » le travail réel que réside la capacité d’action la plus propice à la prévention des difficultés.

Cette démarche reste un processus long nécessitant l’élaboration d’un diagnostic partagé, une expérimentation de la mise en place des espaces de dialogue afin d’aborder l’organisation du travail, le management, la participation et la reconnaissance, la vision… La prévention et la réparation ne s’opposent pas. Elles doivent toutes les deux être traitées. Il nous faut donc agir sur la prévention des risques et la réparation des troubles. Sur ce dernier point, quand les dégâts sont là, la consultation de médecins spécialistes est souvent la seule issue dans un premier temps. C’est pourquoi il est préférable d’être attentif aux signaux d’alertes. En effet la prise de conscience est une étape obligée. Apprendre à gérer son stress et son assertivité sont des moyens utiles pour éviter de rentrer dans la spirale du burnout ou permettre d’en sortir. Améliorer son estime de soi et travailler sur ses besoins est un travail de fond que l’on peut faire lors de formation ou d’un accompagnement individuel avec un coach professionnel.

By Christophe

Accompagnement et Facilitation Des Hommes, des Organisations

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